Déc 22

1958-1

Plan de face du gÈnÈral Charles DE GAULLE gesticulant, assis devant un micro, lors d''une confÈrence de presse ‡ PARIS.

Général-de-Gaulle.fr vous propose en plusieurs épisodes « la chronologie de la Ve république sous Charles de Gaulle ».
Les principales dates vous sont proposées accompagnées de commentaires succincts ou plus détaillées (Liens sur Gaullisme.fr).
Le premier épisode couvre la période du 1er juin au 30 septembre 1958.


Quand la France était la France,
telle est l’objet de ce site internet.

 

1er juin : Officiellement pressenti le 29 mai par le président de la République M. René Coty, le général de Gaulle se présente à l’investiture de l’Assemblée nationale qui lui est accordée à 21 h 15 par 329 voix (dont 42 socialistes) contre 224 (dont 49 socialistes et tous les communistes) sur 553 votants.

2 juin : Le général de Gaulle qui a aussitôt formé un gouvernement comprenant des représentants de toutes les formations politiques, sauf les communistes, le présente à l’Assemblée nationale qui l’accepte en lui donnant les pleins pouvoirs pour six mois et en lui confiant mission de changer la Constitution.

3 juin : Loi constitutionnelle

3-7 juin : Voyage du général de Gaulle en Algérie : à Alger le 4 à Constantine et à Bône le 5 ; à Alger, Oran et Mostaganem le 6 pour y manifester la restauration de l’État et annoncer qu’il n’y aura plus qu’un seul collège électoral.

13 juin : Allocution radiodiffusée du général de Gaulle à l’hôtel Matignon appelant au redressement national et annonçant une nouvelle organisation des liens de la métropole avec l’Afrique et Madagascar.

14 juin : Accord franco-marocain relatif au stationnement des troupes françaises au Maroc.

16 juin : Entretien du général de Gaulle à l’hôtel Matignon avec M. Paul-Henri Spaak, secrétaire général de l’OTAN. En Hongrie, exécution d’Imre Nagy.

17 juin : Lancement d’un emprunt national : 3,5 % à nominal gagé sur le cours de la pièce de 20 francs-or et affranchi de droits de succession. Accord franco-tunisien pour l’évacuation des bases militaires françaises en Tunisie à l’exception de Bizerte.

27 juin : Allocution radiotélévisée du général de Gaulle à l’hôtel Matignon sur le rétablissement de l’équilibre économique et financier.

29-30 juin : Entretien du général de Gaulle à l’hôtel Matignon avec M.
Harold Macmillan, Premier ministre britannique.

1er juillet : Message du général de Gaulle à M. Nikita Khrouchtchev, président du gouvernement soviétique, au sujet d’un projet de conférence au sommet.

1er-3 juillet : Voyage du général de Gaulle en Algérie pour inspection de l’armée Constantine le 1er ; Taka, Tizi-Ouzou et Fort National le 2 : allocution radiodiffusée à Alger le 3 pour annoncer un plan de développement économique et le vote des femmes musulmanes. Refus de recevoir le Comité de salut public, mais réception du général Massu, préfet d’Alger, et de nombreuses personnalités musulmanes.

5 juillet : Entretien du général de Gaulle à l’hôtel Matignon avec M. John Foster Dulles, secrétaire d’État des États-Unis.

8 juillet : Entretien du général de Gaulle à l’hôtel Matignon avec M. Strauss, ministre de la Défense de la république fédérale d’Allemagne.

13 juillet : À l’hôtel Matignon, allocution radiodiffusée du général de Gaulle aux pays d’outre-mer.

14 juillet : Le général de Gaulle assiste à la cérémonie à l’Arc de Triomphe, puis se rend à Toulon où il passe en revue la flotte. En Irak le roi Faïçal est assassiné et remplacé par le général Kassem de tendance « progressiste ». Des forces américaines débarquent au Liban, et anglaises en Jordanie.

25 juillet : Transfert de la présidence des Conseils de gouvernement d’A-OF, d’A-ÉF et de Madagascar, à leurs anciens vice-présidents, africains et malgache.

26 juillet : Le général de Gaulle répond défavorablement à la proposition soviétique de conférence au sommet.

27-29 juillet : Séjour privé du général de Gaulle à Calais.

29 juillet : Le Comité consultatif constitutionnel est saisi de l’avant-projet de la future Constitution.

1er août : Allocution radiotélévisée du général de Gaulle sur l’équilibre budgétaire de 1958.

2 août : Visite du général de Gaulle au centre nucléaire de Marcoule (Gard).

5 août : Entretien du général de Gaulle à l’hôtel Matignon avec Mme Golda Meir, ministre des Affaires étrangères d’Israël.

7 août : Entretien du général de Gaulle à l’hôtel Matignon avec M. Fanfani, ministre des Affaires étrangères d’Italie.

8 août : Devant le Comité consultatif constitutionnel, le général de Gaulle souligne les points qu’il considère comme essentiels : option possible entre l’indépendance et l’association pour les populations d’outre-mer ; large collège électoral pour l’élection du président de la République ; moyens pour ce dernier d’exercer la légitimité nationale en cas de crise grave ; incompatibilité des fonctions ministérielles et parlementaires.

19 août : Allocution du général de Gaulle à la Préfecture de police en commémoration de l’insurrection de la police parisienne en août 1944.

20-29 août : Voyage du général de Gaulle en Afrique noire, à Madagascar et en Algérie, pour expliquer le sens de la future Constitution et le statut fédéral de la Communauté avec la France : 21 août, Fort-Lamy (Tchad) ; 22 août, Tananarive (Madagascar) ; 23-24 août,
Brazzaville
(Moyen-Congo) ; 24-25 août, Abidjan (Côte-d’Ivoire) ; 25 août, Conakry (Guinée) qui manifeste un désaccord massivement orchestré 26 et 27 août, Dakar (Sénégal) ; 27, 28 et 29 août, Alger.

21 août : l’ONU demande aux États-Unis et à la Grande-Bretagne de cesser leur intervention au Moyen-Orient.

4 septembre : Place de la République à Paris, discours du général de Gaulle pour demander l’approbation de la nouvelle Constitution.

14 septembre : Première rencontre du général de Gaulle avec le chancelier de la république fédérale d’Allemagne Konrad Adenauer, qui est reçu à La Boisserie, Colombey-les-Deux-Églises (Haute-Marne).

17 septembre : Mémorandum du général de Gaulle au général Eisenhower, président des États-Unis, et à M. Harold Macmillan, Premier ministre de Grande-Bretagne, sur les modifications à apporter à l’OTAN.

19 septembre : Ferhat Abbas proclame au Caire la création d’un « gouvernement provisoire de la République algérienne » (GPRA). L’URSS décide de financer le barrage d’Assouan en Égypte.

20-21 septembre : Voyage du général de Gaulle à Rennes, à Bordeaux, à Strasbourg et à Lille.

26 septembre : Allocution radiotélévisée du général de Gaulle à l’hôtel Matignon pour demander au peuple français de répondre « oui » au référendum constitutionnel.

28 septembre : La constitution de la 5ème République et de la Communauté française est approuvée par 79,2% des suffrages exprimés en métropole, 96 % en Algérie et 93 % dans les départements ou territoires d’outre-mer. La Guinée qui a voté « non » massivement devient indépendante.

 

 

Déc 15

1946 : De Gaulle subit le régime des partis…et s’en va.

Le 21 octobre 1945, se déroulent dans une France qui vient de fêter la victoire, les élections législatives. Avec 26% des voix, le Parti Communiste Français obtient 159 députés. Il devient le premier parti de la nouvelle assemblée, devant le MRP (Mouvement Républicain Populaire) et les socialistes. Par la même occasion, 20 millions d’électeurs[1] ont également décidé (un référendum doublait cette élection législative), comme le souhaitait le général de Gaulle, que cette assemblée serait constituante. Le résultat montrait de façon éclatante le rejet de la IIIème république et le souhait de voir de nouvelles institutions.

 Le gouvernement

Suite à ces élections, le Général est élu par l’Assemblée Président du Gouvernement Provisoire le 13 novembre[2] et le cabinet formé par lui le 21 novembre est tripartite. il s’est donc entouré de ministres communistes, MRP et socialistes. Malgré leur demande et au soulagement des autres partis qui craignent l’hégémonie du PCF, de Gaulle n’a confié aucun des trois ministères clefs aux communistes, à savoir les Affaires étrangères, la Défense et l’Intérieur. Les trois partis obtiennent chacun 5 portefeuilles sur les 21 que compte le cabinet.

Le 4 décembre, la commission de la Constitution instituée suite aux scrutins du 21 octobre tient sa première réunion. Parmi les priorités des constituants figure la volonté de réduire au minimum les pouvoirs du futur président de la République[3]. Les parlementaires ont en tête un système institutionnel où l’exécutif serait soumis au législatif. De Gaulle, dont le mandat à la tête du gouvernement vient d’être renouvelé, ne cache plus son agacement face à la réapparition du régime des partis et des combinaisons, qui avait fini par paralyser la IIIème République.

Les travaux actuels de la commission désignée par la Constituante ne laissent guère de doute sur l’orientation du futur régime. Plutôt que d’être paralysé par un parlementarisme dévoyé, le Général préfère battre en retraite.

Certains de ses proches sont dans le secret depuis le début du mois de janvier, mais pour la majorité des membres du cabinet, la surprise est totale.

Devant ses ministres réunis ce dimanche 20 janvier 1946, il explique qu’il serait « vain et même indigne, d’affecter de gouverner, dès lors que les partis ont recouvré leurs moyens et repris leurs jeux d’antan ». Il s’agit, dans son esprit, de bien choisir entre un gouvernement qui gouverne et une assemblée omnipotente, ne faisant que déléguer à un gouvernement pour accomplir ses volontés.

Dans ses mémoires de guerre (le salut), le Général explique : « J’entrai, serrai les mains et, sans que personne s’assît, prononçai ces quelques paroles : »Le régime des partis a reparu. Je le réprouve. Mais, à moins d’établir par la force une dictature dont je ne veux pas et qui, sans doute, tournerait mal, je n’ai pas les moyens d’empêcher cette expérience. Il me faut donc me retirer. Aujourd’hui même, j’adresserai au Président de l’Assemblée nationale une lettre lui faisant connaître la démission du Gouvernement. Je remercie bien sincèrement chacun de vous du concours qu’il m’a prêté et je vous prie de rester à vos postes pour assurer l’expédition des affaires jusqu’à vos successeurs soient désignés. »


1 – Sur 25 millions d’inscrits
2 – 555 voix sur … 555, et en proclamant que « Charles de Gaulle avait bien mérité de la patrie« .
3 – On notera la constante volonté du monde politique de contrecarrer la volonté du Général, à cette époque et bien plus tard (1958 et 1962), de donner à la France des institutions stables avec un Président légitime se plaçant, de par sa fonction, au-dessus des politiques partisanes.


 

Déc 12

Ce site est en construction

Ce nouveau site dédié à la Ve République sous Charles de Gaulle est en construction

Dans l’attente, pour consulter la biographie de Charles de Gaulle, allez sur Gaullisme.fr

Déc 12

La naissance de la Ve République

Début 1946, le général de Gaulle s’est retiré à Colombey.

La IVe république affronte les épreuves dans lesquelles elle va sombrer. Le 7 mai 1954, la chute de Dien Bien Phu signe la fin de notre influence et de notre présence dans l’ancienne Indochine. Le gouvernement Laniel tombe, remplacé le 14 juin par Mendès France. Celui-ci dont les qualités d’homme d’Etat sont indéniables, réglera à Genève les modalités de Paix. Puis, alors que nos deux protectorats due Tunisie et du Maroc sont entrés dans une période d’agitation, il se rend à Tunis, accompagné du maréchal Juin, pour engager la France dans la voie des négociations vers l’indépendance. Mais le 1er novembre, de sanglants attentats en Algérie ouvrent ce qui d’une révolte passera bientôt à une véritable guerre de libération. On cherche une solution, l’Assemblée n’en connaît qu’une : elle renverse le gouvernement Mendès France.

En savoir plus »